Blues de l’hiver

Je me sens comme une lionne en cage, confinée dans un boulot-dodo trop étroit pour mes rêves épiques, prisonnière de mes todo listes et ma routine, enchainée par mes présentations PowerPoint et tableaux Excel.

Mes frites sont aussi douces que des figues de barbarie, (non) hygiène hivernale oblige; et grâce à ma meilleure amie du moment, miss doudoune grosses chaussettes, mon sex-appeal est aussi élevé que le mercure en Sibérie. J’ai l’énergie d’une tortue dépressive piquée par une mouche tsé-tsé, l’entrain d’un exposé technique fait par un fonctionnaire moustachu et l’humeur d’une nonne frustrée. En fait, je suis la patate qui n’a pas la patate !

Bref, c’est l’hiver, il fait froid, triste et gris. Et j’ai terriblement besoin de vacances! Je veux puer le monoi et me tartiner d’huile bronzante à l’aide de mes doigts saupoudrés de grains de sable. Je veux entendre une langue étrangère dans un bus bondé. Je veux commander un plat au nom imprononçable et manger des fruits bizarres. Mais, pour l’heure, tout décollage imminent est fort improbable. Je dois me contenter d’huile d’olive appliqué sur mon buste par mes doigts gelés, et du cours d’anatomie délivré dans un rond-point par 2 chauffeurs de taxi, un rouge et un blanc. Et à midi, j’ai le choix entre commander un shaouarma ou un canard lynché au snake du coin.

Mais une bonne patate ne se laisse jamais démonter. Je vais braver le froid et l’appel sournois de la couette, défier les rappels d’Outlook, combattre cet ours qui s’est emparé de mon corps, enfourcher mon sac remplis de photos, et entreprendre un voyage virtuel dans mon esprit! Oui, j’opte pour un voyage hebdomadaire dans mes souvenirs. Chaque Vendredi, je vous parlerai de voyage, d’ailleurs, d’exotisme, et je vous raconterai un aspect de mes dernières vacances, jusqu’à ce que mes notes et souvenirs s’épuisent.

Je vous préviens, ne vous attendez ni à de belles photos – je ne sais même pas utiliser instagram-; ni à du foodporn, – devant un bon plat, j’ai encore la fâcheuse tendance à lever la fourchette en premier au lieu du smartphone. Pas de bons plans non plus – il y a de très bons guides et blogs pour cela- ; ni de récits palpitants, car en vacances, je suis généralement plus en mode marmotte qu’Indiana Jones. Par contre, vous pourrez trouver une pensée, une anecdote, un souvenir, une rencontre ou une ballade.

Alors, préparez-vous, car nous embarquons Vendredi prochain!

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