Sans Valentin, 2ème saison

Encore une fois, je serai sans valentin le jour de la saint-valentin.

Ceux qui ont intégré la pataterie depuis un moment savent que j’ai essayé toutes les stratégies pour me mixer avec les harlequanistes. J’ai tenté la cohabitation, le repli stratégique, et même l’offensive, en lançant le mouvement Occupy Valentin. Echec cuisant, je dois avouer, tant la dictature du « je t’aime murmura-t-il » est difficile à renverser.

Alors, cette année, pour résister à ce colonialisme bisounoursiste ambiant, je vous rappelle les principaux avantages du sans-valentinisme.

Tout d’abord, être sans-valentin(e), c’est avoir le monopole de la jouissance du lit. Nul besoin d’entamer une éprouvante guerre de territoire, en usant de tirages de couette couplés aux poussées du fessier. Nul besoin non plus de vous échiner à prétendre que vous êtes un être délicat parachuté de la planète Fleurs, qui défèque des orchidées parfumées au Coco Chanel. C’est Votre lit, et ses moindres recoins vous appartiennent. Vous pouvez y dormir en diagonale, votre chevelure baignée d’une délicieuse et odorante marinade d’ail et d’huile de morue, en réinterprétant la 5ème symphonie de Beethoven, le tout sans craindre le trouble de l’ordre intime. Les soirs de folie hivernale, vous pouvez même vous autoriser une succulente bissara (purée de pois cassés) au souper, avant de vous abandonner, sous la couette, à de tonitruants lâchers qui assureront la double fonction de chauffage – somnifère ; sans risquer l’homicide involontaire, du moins, sur autrui.

Et puis, l’indépendance et l’autonomie étant le summum de la modernité, vous aurez tout le loisir de vous abandonner au plaisir des jeux solitaires. Et banane sur le savon, c’est simple, direct, économique et sans fioritures. Cela ne nécessite ni échauffements, ni compétences théâtrales. Le taux d’efficacité est de 99,99%, et l’accès au 7ème ciel est garanti !

Mais surtout, être sans-valentin ou sans-valentine, c’est être libre de formuler ses rêves et projets, sans aucune contrainte, concession ou limite. Toutes les directions sont envisageables. L’espoir de La rencontre bat son plein et l’excitation du départ reste encore à vivre.

Pour conclure mes chers patatons, avec ou sans valentin(e), je vous souhaite un plaisir quotidien !

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