03 semaines à Bali partie 2

Je vous apprenais ici que vous pouviez vous la raconter à Bali sans y laisser votre rein. Une semaine plus tard en fuseau horaire d’escargot shooté, je vous dis où bronzer vos fesses avec vue veggie, sans vous faire dépecer la peau.

Car 2ème bonne nouvelle, au Graal touristique ; celui où deux mondes parallèles se croisent mais ne se mixent jamais, vues luxuriantes sont à la portée de tous. Que votre portefeuille fasse du 34 ou du 54 ; le temps d’une ballade, d’un massage, d’un repas, d’une nuit ou des 3 à la fois ; vous pourrez aisément profiter d’un bout de rizière, et pas que !

A part chercher l’Amour à Ubud, on fait quoi à Bali?

Si le temps vous le permet, je vous conseille fortement de pousser votre frite jusqu’aux îles avoisinantes. Comme je suis d’humeur crémeuse, je vous sers mon itinéraire sur une carte.

Itinéraire bali

Je vous ferai grâce d’une tartine détaillée de mes faits et gestes durant ce voyage, et me contenterai de partager mes impressions, toutes personnelles et fortement subjectives.

  • Sanur : en raison de ses eaux calmes, cette ville est réputée pour accueillir essentiellement les familles et les retraités. Vous comprendrez donc que nous ; deux patates célibataires ; n’y avons consacré qu’une seule nuit, le temps de nous remettre d’un trajet de presque 34 heures, de régler notre horloge biologique sur GMT+8, de brancher nos pieds en mode éventail et de prendre le bateau direction Nusa Lembongan.
  • Nusa Lembongan : le Lonely Planet décrit cette île comme étant le Bali d’il y a 30 ans. Calme et farouchement belle ; brute et sauvage par endroits ; bien apprêtée sur d’autres, propice aux ballades à pied ou en scooter; très peu, voire pas du tout animée le soir; et surtout, terriblement attachante. Il n’y a ni pub, ni boite de nuit, mais à chaque soirée, l’Univers a sortit palette et instruments pour nous jouer un spectacle fréquent, et pourtant à chaque fois unique de splendeur et de beauté, Le coucher de soleil !

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Allez-y vite, avant que les routes ne soient goudronnées, avant que les feux rouges ne poussent et que les resorts ne bouchent l’horizon. Allez-y vite, tant que les routes sont défoncées, que les voitures y sont rares et tant qu’aucun pub ne vous détournera du spectacle magique de Dame Nature. Et au rythme du bétonnage des lieux, il vaut mieux que vous n’attendiez pas 30 ans !

  • Gili Trawangan : il y a le côté lumineux de Gili T. Une île sans aucun véhicule à moteur qui se découvre facilement à pied ; des eaux translucides (bien que peu propices à la baignade à cause du corail) ; les couchers de soleil ; le côté nord de l’île, beau et encore peu développé ; et une paisible et sereine cohabitation entre mosquée du village et bars, autochtones voilées et touristes en bikini, adans (appels à la prière) et sons reggae, le tout formant une belle et joyeuse toile de tolérance. Puis, il y a le côté obscur de l’île, concentré sur une partie du village, qui atteint son paroxysme les vendredis et samedis soirs. Champignons hallucinogènes, house, techno et autres marteaux piqueurs m’ont fait fuir vers les coussins douillets du nord. Les bars reggae ont sauvé ma réputation de fêtarde.  Toutefois, l’île est assez grande pour accueillir ados électrocutés et trentenaires avachis.

 

  • Ubud : vitrine culturelle de Bali, le yoga y est à la mode et la ville est tendance depuis le phénomène « Eat, Pray, Love ». L’ambiance reste toutefois détendue, les alentours sont enchanteurs, les possibilités de visites et d’excursions sont à la limite de l’infini et paysages, routes et rizières sont ensorceleurs. En somme, bien que touristique à souhait, le sourire se dessine, les yeux brillent et le ravissement opère.

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  • Seminyak : ici, les pieds peuvent enfourcher une paire plus glamour et moins confortable que les usuelles tongs, et la petite robe branchée chic pourra enfin être de sortie. Entre spas de luxe, boutiques de créateurs, restaurants gastronomiques, bars et autres beach clubs, la fête ; aussi bien des billets que de l’esprit ; est assurément au rendez-vous.

 

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  • Legian : les localités de Seminyak, Legian et Kuta se sont tellement développées qu’elles ne forment plus qu’une seule ville. Nos péripéties nocturnes nous avaient déjà conduites jusqu’aux réputées discothèques de la très festive Legian. Mais c’est lors de ma nuit bonus que je l’ai réellement expérimentée. Notre vol de retour ayant été ajourné, notre recherche d’hôtel bon marché nous a conduites dans cette localité, qui, avec Kuta, concentrent ce que Bali a de pire à offrir. Détritus sur le sol, foison humaine, une succession de baffles tous branchés sur volume maximal, une forte concentration de jeunes clubbers ivres … j’ai trouvé ses rues des plus répulsifs. A goûter uniquement en soirée pour quelques heures de déconnade.

 

Où dormir, et accessoirement avoir une belle vue, tout en conservant la peau des fesses?

Je n’ai reçu aucun gramme de beurre en échange des liens ci-dessous. Juste pour le plaisir du partage, et à la demande de certains, quelques bonnes adresses d’hébergement.

  • Semarandana à Sanur : petite guest house sympathique avec un excellent rapport qualité
    • Prix t.t.c payé : 370.000 IDR (274 MAD) la nuitée pour une chambre double avec petit-déjeuner
    • Site web :http://semarandana.com
  • Alam Indah, à Ubud : le coup de cœur du séjour, un petit bijou d’hôtel
  • Rahayu 2 bungalow, Ubud : situé dans une rue piétonne, les chambres sont simples, spacieuses et confortables, avec de grandes terrasses. Et le vrai plus, est la vue dégagée sur un jardin tropical.
    • Prix t.t.c payé (et négocié) : 500.000 IDR (370 MAD) la nuitée pour une chambre double avec petit-déjeuner
    • Site web : http://rahayu2bungalow.com/
  • Room & Vespa 3, Seminyak : villa chic et décorée avec goût contenant 8 chambres donnant sur un joli jardin avec piscine.

La minute Cha3kouka  (réservée aux bouclettes)

Cerise sur le pataton, le pays des baguettes est 100% cha3kouka friendly. En à peine 30 minutes, j’ai récolté pas moins d’une dizaine de « nice hair » et j’ai même eu le droit au regard jaloux d’un rasta indonésien désespéré de l’extrême raideur de sa chevelure. En somme, le pied !

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